Invités d’honneur

logo 6mois  Jeudi 26 juin
Deux fois par an, en mars et en septembre, 6Mois offre aux lecteurs 300 pages de photojournalisme, sans publicité. Tirée à 35.000 exemplaires, la revue publie des histoires en photos produites aux quatre coins du monde. Elle décrypte les mutations du XXIe siècle en utilisant l’image comme moyen d’information. Lancée en mars 2011 par la revue XXI, 6Mois s’inscrit                                                                                dans  l’histoire du photojournalisme, sa capacité d’émotion, sa valeur de témoignage, sa puissance narrative.

Les Films présentés:

Afrikaner blood de Ilvy Njiokiktjien
C’est l’histoire de jeunes garçons auxquels l’on apprend à devenir raciste. Ils sont nés en Afrique du Sud après la fin de l’apartheid, la séparation des races. Leurs parents se sentent menacés. Pour se protéger, ils les inscrivent dans un camp de « vacances » où on leur inculque la « suprématie de la race blanche ».

- Fever de Paolo Marchetti
Ils exhibent les emblèmes interdits, affichent le portrait de Mussolini sur leurs murs, font le salut fasciste. Pendant trois ans, Paolo Marchetti a effectué une plongée dans ce milieu ultra fermé, celui des skinheads de Rome.

- Rue Tolstoï de Michael Heck
Créatifs, rebelles, intellectuels… ils sont nés avec l’indépendance de leur pays, l’Estonie, et cohabitent dans une grande maison verte pleine de courants d’air à Tartu, la ville universitaire du petit Etat balte. Michael Heck a partagé leurs jours et leurs nuits.

- Norilsk de Elena Chernyshova
Norilsk est la grande ville la plus au nord du monde. L’hiver y dure neuf mois, les nuits font parfois vingt-quatre heures et les températures descendent à -50. Ile au milieu des glaces, elle a été construite par des prisonniers du Goulag sur ordre de Staline. Soixante ans plus tard, ses 175.000 habitants vivent toujours des exploitations minières. Pour Elena Chernyshova, raconter Norilsk était un défi.

+ Nous présenterons 3 « Vu de chez vous« . Chaque mois, 6Mois part à la rencontre de ses lecteurs et les fait réagir à une histoire publiée dans la revue. L’interview est sous forme de vidéo.

fresque

nightcontactVendredi 27 juin
Night Contact est un nouveau festival dédié à la photographie et aux multimédias. La première édition a eu lieu à Londres en Septembre 2013, pour une seule nuit, du crépuscule jusqu’à minuit.
Créé pour présenter le travail novateur des nouvelles frontières de la photographie, les films sont projetés à travers les espaces intérieurs et extérieurs qui illuminent le cœur créatif de Londres avec imagination. Les images animées sont présentées par des artistes nationaux et internationaux.

 

Les Films présentés :

Glass Jars de Alec Soth
Alec Soth enquête sur une mystérieux fait divers dans le Missouri.

Paloma al aire de Ricardo Cases Marìn
Ce travail propose une étude du jeu comme un acte symbolique, une projection, une façon de se rapporter au monde. Le jeu, nécessaire à l’enfant, fournit aussi aux adultes une collection d’éléments qui leur permettent d’expérimenter et de pratiquer des expériences rapidement et en toute sécurité. Cependant, tout au long de la vie, nous ne cessons de jouer et même si nous croyons que nous menons nos vies d’une manière pratique et objective, une grande partie de notre activité est symbolique et métaphorique.

Rrrrrrrroll de Daisuke Kobayashi
Le projet Rrrrrrroll produit des images en GIF animées dans lequel une partie de la photo tourne sans cesse: généralement une jeune femme, ou un objet près d’elle, appuyée par divers décors – la mer, les montagnes, la ville.

The recovery of Memory de Jake Price
Ce film raconte les efforts d’une communauté après le tsunami qui a frappé le Japon le 11 Mars 2011. Produit avec des cartes interactives, des interviews de survivants, de la vidéo et des diaporamas audio, The recovery of Memory est un projet qui dresse un portrait de Yuriage, une ville qui a été effacée par le tsunami. Comment ses habitants essaient de surmonter leurs traumatismes et continuent à vivre ?

fresque N.Contact+ Une invitation spéciale à Sam-Taylor Johnson que l’on retrouvera également pendant l’exposition Histoires.
Les 3 vidéos présentés ce vendredi 27 juin sont:
Still Life: La vie du quotidien est mis à jour dans cette exquise, simple méditation sur la mortalité et la beauté. L’ajout d’une pêche de supermarché et d’un stylo Bic soulève des questions sur les tentatives de l’immortalité modernes.
Pieta: La dimension du temps ajoute le pathos à cette Pieta; le poids de soutenir l’autre devient alors évident.
A little death: Sam Taylor Johnson dit à propos de cette vidéo : «  Il était intéressant, d’une certaine façon, de reprendre l’idée de Still Life et d’aller un peu plus loin en faisant appel à un animal, cet animal en particulier ; Ainsi le lièvre dans l’histoire est le symbole de la vie et de la virilité.

 

Impression  Samedi 28 juin
Le Musée de l’Elysée, situé à Lausanne en Suisse, est entièrement consacré à la photographie. Il propose un programme d’expositions temporaires d’envergure internationale qui rend compte de la multiplicité des pratiques photographiques.
La Nuit des images, organisée chaque année en juin par le Musée de l’Elysée à Lausanne, est l’une des manifestations suisses de référence en matière de création visuelle. La 4ème édition aura lieu le 27 et 28 juin.

 

Les films présentés:

Bus Odyssey de Tom Wood
Le photographe, qui ne possède pas de permis de conduire, a sillonné les rues de Liverpool en bus, au quotidien, pendant de nombreuses années. Ce « voyage ordinaire » dans une société anglaise dominée par la Dame de fer, est ici restitué par Tom Wood à travers photographies et films.

- I fink your freaky de Roger Ballen
C’est un video-clip, fruit de la collaboration entre Die Antwoord et Roger Ballen.

Liu XIA, une contestation invisible de Luc Debraine et Guy Sorman
Photographe et poète, Liu Xia est assignée à résidence à Pékin. Sa seule faute est d’être l’épouse du prix Nobel pour la paix 2010 Liu Xiaobo, emprisonné depuis 2009. Liu Xia a photographié des poupées disgracieuses, mises en scène avec des moyens rudimentaires. Ses images évoquent l’oppression, la torture, la censure, mais aussi la résistance, la révolte et le pouvoir de la littérature. Confiée à l’intellectuel français Guy Sorman, collaborateur de L’Hebdo, sa série de photos silencieuses sort aujourd’hui de la clandestinité.

Swarm de Lukas Felzmann
L’artiste s’insinue dans l’univers poétique et mystérieux des nuées d’oiseaux en vol dans le ciel californien. Ces chorégraphies énigmatiques qui génèrent des abstractions sans cesse renouvelées, mouvements sans entrave dans un espace libre de toute contrainte, sont le reflet symbolique du rapport qu’entretient le peuple américain à la nature. En contrepoint de ce regard tourné vers l’azur, le photographe scrute, sur ces mêmes territoires, les traces qui subsistent dans les lieux désertés par les hommes.

Swiss Monolith de Anatolyi Kolesnikov
TET A TET est un échange artistique entre la Suisse et le Kirghizistan, organisé par l’association FOCUS en 2009 et 2011. Les deux pays ont pu se rapprocher, le temps d’une rencontre et bien au-delà, en partageant le langage commun qu’est l’art contemporain. Avec Swiss Monolith, Anatoliy Kolesnikov (1983-2013) s’est intéressé à l’aménagement du territoire suisse et kirghize. En diffusant ce travail, Focus rend hommage à l’artiste qui nous a quitté en avril 2013.

Uganga Without Inhibition de Marco Motta
La séquence Without Inhibition He Points met en image une succession de fragments de rites Uganga de possession, étudiés par l’anthropologue Marco Motta, à Zanzibar en Tanzanie. La prise des images qui constituent la séquences, a été déclanchée automatiquement grâce à une fonction de la caméra, capable de reconnaître les modifications d’expression du visage des protagonistes dans le champs. Le passage de montée d’un esprit sur un individu provoque généralement son sourire, qui à son tour a déclenché la capture d’une image.

fresque ElyséeVF1